Un ventre plein au bon moment

CP : bibamagazine.fr

Non, je ne vais pas vous annoncer que je suis enceinte, mais je vais quand même vous parler de grossesses. Si vous me suivez sur mon compte Facebook perso ou sur Twitter, vous avez dû voir que la plupart de mes publications récentes contenaient le hashtag #LesFemmesVeulent et que mes posts portaient essentiellement sur les grossesses précoces et non désirées et leur impact sur la vie des jeunes, surtout les adolescentes et jeunes filles.

Aujourd’hui, je suis plus à l’aise pour en parler mais ce n’était pas le cas il y a 10 ans ou 15 ans quand j’étais au collège, au lycée ou à l’université et bien concernée par le sujet. Je me souviens juste que parmi les camarades ayant gardé leur grossesse, je ne pouvais pas en compter 10, sûrement à cause du type d’établissement où j’étais. Mais, savez-vous que 127 filles âgées de 12 à 15 ans du primaire sont tombées enceintes au cours de l’année scolaire 2017-2018 ? Je ne parle pas de collège, mais bien de primaire car dans le monde du bleu-blanc, c’est tout autre chose. On a dénombré 4 034 cas de grossesses dans le secondaire général entre 2017 et 2019… 4 034, je trouve que c’est un très gros nombre… Je ne pense pas que ce soit ce que #LesFemmesVeulent.

S’il y a grossesse précoce, il peut y avoir accouchement et dans ces cas-là, les enfants de mères adolescentes ont un risque de mortalité sensiblement plus élevé que ceux de femmes âgées de 20 à 24 ans. Vous me direz sûrement que ça se fait au village où là-bas, même à 15 ans on peut être maman. Mais le fait est que certaines ne sont pas encore bien formées, notamment au niveau du bassin qui n’est souvent pas encore bien développé. Et en plus, les études montrent que les enfants de mères adolescentes sont plus susceptibles d’avoir un faible poids de naissance, d’être malnutris, de présenter un risque de décès à long terme. Ce n’est pas moi qui le dis, je ne le savais pas, je partage donc cette information avec vous. Essayons d’en apprendre un peu plus sur la #SSR, la santé sexuelle et reproductive, ce ne sera que bénéfique.

Et si je vous disais qu’il y a pire ?

Le pire, c’est l’autre conséquence des grossesses précoces. Le taux de mortalité est passé à 645 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2015 (PNDS 2016-2020). Selon la dernière enquête PMA 2020 réalisée en 2018, 18% de la mortalité maternelle est lié aux avortements. En 2018, il y à peine un an, une petite étude a été réalisée à l’intérieur du pays, principalement dans la ville de Yamoussoukro, auprès de jeunes filles en milieu scolaire. Une étude qui a révélé qu’un peu plus de 60% des filles interrogées ont recouru à l’avortement non sécurisé et se sont ainsi mises en danger…

Pour ce dernier volet, je vous en parlerai plus en détail dans un dernier article sur le sujet. Vu qu’à la base on parle de food par ici, je ne veux surtout pas vous ennuyer mais si je ne fais pas ma part en utilisant ma plateforme pour en parler, ce ne serait pas très correct de ma part. Bien manger c’est le début du bonheur mais être épanoui dans une société qui tient compte de nos attentes, ce serait vraiment meilleur J


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